{"id":356,"date":"2015-10-20T17:30:30","date_gmt":"2015-10-20T16:30:30","guid":{"rendered":"http:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/?post_type=artistesgcf&#038;p=356"},"modified":"2020-11-11T11:47:43","modified_gmt":"2020-11-11T16:47:43","slug":"riopelle-jean-paul","status":"publish","type":"artistesgcf","link":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/artistesgcf\/riopelle-jean-paul\/","title":{"rendered":"RIOPELLE, jean-paul"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">RIOPELLE jean-paul<br \/>\n(1923 \u2013 2002)<br \/>\nJean Paul Riopelle, peintre, sculpteur et graveur, s\u2019est form\u00e9 aupr\u00e8s de deux ma\u00eetres compl\u00e8tement diff\u00e9rents: Henri Bisson, peintre acad\u00e9mique pour qui m\u00eame l\u2019impressionnisme \u00e9tait un peu outr\u00e9, et Paul-\u00c9mile BORDUAS qui se voulait \u00e0 la pointe de l\u2019avant-garde et surr\u00e9aliste. Ce dernier finira par l\u2019emporter et Riopelle se joindra au groupe des AUTOMATISTES, exposera \u00e0 Montr\u00e9al avec eux, en 1946 et en 1947, et signera le manifeste du REFUS GLOBAL, en 1948.<\/p>\n<p>Mais d\u00e9j\u00e0 le coeur de Riopelle est \u00e0 Paris, o\u00f9 il finit par s\u2019installer. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il trouve sa voie, ce qu\u2019il appelle le hasard contr\u00f4l\u00e9. Il s\u2019associe bri\u00e8vement avec les surr\u00e9alistes \u00e0 Paris. Il est le seul Canadien \u00e0 exposer avec eux en 1947. Mais il a finalement plus d\u2019affinit\u00e9s avec le groupe dit d\u2019abstraction lyrique. Les ann\u00e9es 50 sont celles de sa cons\u00e9cration \u00e0 Paris (le critique Georges Duthuit s\u2019int\u00e9resse \u00e0 son travail) et en Am\u00e9rique (Biennale de S\u00e3o Paulo en 1951 et 1955; Younger European Painters au Guggenheim en 1953; Exposition internationale de Pittsburgh en 1958 et 1961). C\u2019est aussi la p\u00e9riode de ses \u00ab grandes mosa\u00efques \u00bb, tableaux peints \u00e0 la spatule, faits d\u2019\u00e9l\u00e9ments multicolores juxtapos\u00e9s de fa\u00e7on telle qu\u2019ils rappellent un paysage vu des airs.<\/p>\n<p>Avec les ann\u00e9es 60, Riopelle diversifie ses moyens d\u2019expression, touchant autant l\u2019encre sur papier, l\u2019aquarelle, la lithographie, le collage que l\u2019huile. Sa peinture prend aussi plus de risques, comme s\u2019il cherchait \u00e0 se d\u00e9faire de ses r\u00e9ussites pass\u00e9es pour explorer de nouvelles avenues. Les tableaux deviennent plus chaotiques et plus mati\u00e9ristes, Riopelle demandant \u00e0 la mati\u00e8re de le d\u00e9livrer de la forme, de sa forme. Le grand tableau &#8221;Point de rencontre&#8221;, 1963, qu\u2019il destinait \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Toronto et qui est maintenant \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra Bastille de Paris, est le chef-d\u2019oeuvre de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1969, Riopelle r\u00e9alise plusieurs sculptures dont la fontaine du Stade olympique \u00e0 Montr\u00e9al, intitul\u00e9e &#8221;La joute&#8221; en l\u2019honneur des h\u00e9ros sportifs de son enfance, les joueurs de hockey. En peinture, il se lance dans la s\u00e9rie des Hiboux, et au m\u00eame moment se passionne pour les jeux de ficelle inuits. En 1972, \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re, il retourne au Qu\u00e9bec et am\u00e9nage un studio \u00e0 Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson dans les Laurentides. Un voyage dans le Grand Nord lui r\u00e9v\u00e8le des paysages noirs et blancs insoup\u00e7onn\u00e9s. Il en r\u00e9sulte la s\u00e9rie des Icebergs.<\/p>\n<p>Pour les ann\u00e9es 80, on parle souvent d\u2019un \u00ab retour \u00e0 la figuration \u00bb chez Riopelle, mais on pourrait dire qu\u2019il ne s\u2019en est jamais vraiment \u00e9loign\u00e9. Il poursuit sa s\u00e9rie sur les Oies blanches, grandes migratrices comme lui. En m\u00eame temps, il abandonne les m\u00e9thodes traditionnelles de peinture pour leur pr\u00e9f\u00e9rer la bombe a\u00e9rosol et proc\u00e8de souvent par impressions n\u00e9gatives, c.-\u00e0-d. qu\u2019il projette sa couleur sur un objet qu\u2019il retire ensuite de mani\u00e8re \u00e0 n\u2019en conserver la forme qu\u2019en n\u00e9gatif sur la toile. L\u2019Hommage \u00e0 Rosa Luxemburg, 1992, install\u00e9 maintenant au Mus\u00e9e national des beaux-arts du Qu\u00e9bec, marque le point culminant de cette p\u00e9riode et est consid\u00e9r\u00e9 comme le testament artistique de Riopelle. C\u2019est aussi un hommage \u00e0 l\u2019amour, \u00e0 la peintre am\u00e9ricaine Joan Mitchell qui fut sa compagne pendant 25 ans. Riopelle a v\u00e9cu au Qu\u00e9bec ses derni\u00e8res ann\u00e9es, ses ateliers \u00e9tant situ\u00e9s \u00e0 L\u2019Est\u00e9rel et \u00e0 l\u2019\u00cele-aux-Grues, dans le Saint-Laurent, en amont de Qu\u00e9bec.<\/p>","protected":false},"featured_media":1435,"template":"","meta":[],"class_list":["post-356","artistesgcf","type-artistesgcf","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistesgcf\/356","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/artistesgcf"}],"about":[{"href":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/artistesgcf"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1435"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/galeriechateaufrontenac.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=356"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}